La 1ère édition de KITCHEN a eu lieu du 12 au 21 Avril 2012 dans une galerie niçoise Chez Lola Gassin , appartenant à Hélène Jourdan-Gassin, journaliste française. Cette exposition rassemblait les travaux de 4 jeunes photographes : l’ukrainienne Sasha Samsonova, la lettone Natasha Gudermane, la tchèque Bara Prasilova et le niçois Anthony Mirial.

PHOTOGRAPHES

Sasha Samsonova – photographe ukrainienne, elle travaille pour les éditions de mode les plus connues telles que L’Officiel, Elle et Pink Magazine . Elle est photographe permanente de l’événement annuel de mode Kiev Fashion Week ainsi que le grand événement culturel I love Kiev . L’insolence, c’est sans doute l’une de plus justes notions qu’on peut attribuer à cette photographe de l’Est.

Natasha Gudermane – diplômée de la faculté de Lettres modernes, elle est aussi titulaire d’un Master en Arts. L’irruption de la photographie dans sa vie a entièrement chamboulé son destin en la menant à Paris, où elle vit et travaille actuellement. Pendant ces dernières années Natasha Gudermane a collaboré avec divers magazines dans le monde et participé à des expositions dans différentes villes parmi lesquelles on peut compter Paris, Amsterdam, Prague, Pékin, New York et Milan.

Bara Prasilova – vit et travaille à Prague. Elue meilleure photographe de la République Tchèque en 2009, elle se spécialise dans la photographie de mode et fine arts. Couleurs vives, personnages imaginaires et ambiance mystérieuse – les photographies de Bara Prasilova font rêver ses spectateurs.

Anthony Mirial– jeune photographe niçois. Il invente une notion de l’ Underground portrait – style qui représente une fusion entre la peinture du XVII siècle et la photographie moderne. Chaque photographie d’Anthony Mirial représente une mise en scène qui amène le spectateur dans le monde imaginaire. Selon, O.Marro, « ce photographe nous présente un univers néo-baroque sur un air de teenagers ».

 

GALERIE

Hélène Jourdan-Gassin a pris le nom de sa grand-mère Lola Gassin pour ouvrir sa boutique en 1978, puis sa galerie où de 1984 à 2000, elle a organisé plus de vingt premières expositions de jeunes artistes et présenté des artistes reconnus parmi lesquels Jacky Coville, Patrick Moya, William Mackenree etc. Fondatrice en 1985 de la foire d’art contemporain Art Jonction International , elle en a été la présidente pendant quinze ans. Journaliste en France et aux Etats-Unis, elle s’occupe aujourd’hui de la promotion d’artistes français aux USA et de la recherche pour le marché américain des tableaux des maîtres du XXème siècle.

POURQUOI AVOIR ACCUEILLI « KITCHEN » DANS MES MURS ?

A priori réticente à toute demande d’exposition qui ne serait pas mon choix personnel, le projet « KITCHEN » a vaincu mes réserves pour quatre raisons, si on peut appeler « raisons », tant elles sont subjectives, les motivations de mon accord final. La première tient à la personnalité de Ramona Apalko, la porteuse de projet. Est-ce le charme de cette jeune Lettone (elle est née à Riga) d’à peine plus de vingt ans ou (et) la détermination avec laquelle elle m’a présenté son idée, qui m’ont amenée à dire oui alors que j’étais résolument décidée à refuser ce que je percevais comme une intrusion dans mon domaine intime, c’est-à-dire ma maison. Deuxième raison et non la moindre : interrogée sur ce qui avait inspiré le nom de l’événement, « KITCHEN », alors qu’il s’agissait d’art plastique, elle me dit avoir été impressionnée par la lecture d’une nouvelle, « La bonne peinture », de Marcel Aymé. Que cette petite Lettone, étudiante en master 1 à la Faculté des Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Sophia-Antipolis, se réfère à mon écrivain favori, et qui plus est, injustement oublié de la littérature française, tenait du plus incroyable des hasards… Comment, alors, lui fermer ma porte ?
La troisième raison est plus professionnelle. Ramona a voulu porter un regard sur la photographie actuelle. Considérant ce médium comme l’égal d’autres disciplines, elle a choisi de réunir, sous le titre de « KITCHEN », une référence pour elle au mélange des ingrédients nécessaires à la réalisation d’un bon plat, des artistes issus d’horizons différents: une Lettone, Natasha Gudermane, une Ukrainienne, Sasha Samsonova, une jeune Tchèque, Bara Prasilova et un Français, Anthony Mirial.Quant à la dernière raison, elle est si irrationnelle que je devrais la taire, mais ce serait ne pas avouer que la sonorité des mots, des noms, me ravit et fait naître dans mon esprit tous les renversements possibles… Ramona Apalko n’est-elle pas la plus belle anagramme de Ramon Opalka, ce grand artiste disparu dont la jeune fille ignorait même le nom !

Hélène Jourdan-Gassin

MOMENTS

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